Belle saison

Paul Gauguin Nafea faaipoipo, 1892. ©Kunstmuseum Basel, Martin P.Buhler
Paul Gauguin Nafea faaipoipo, 1892. ©Kunstmuseum Basel, Martin P.Buhler
A-  |  A+
DE TOUTES LES SAISONS, C’EST CELLE DES EXPOSITIONS QUE JE PRÉFÈRE. PAR NADÈGE MOREAU.

Paul Gauguin

Dernières semaines pour profiter de l’exposition événement autour de Paul Gauguin ! Il aura fallu près de six années pour mettre sur pied à la Fondation Beyeler cette exposition qui réunit une cinquantaine de toiles et de sculptures du célèbre artiste français. Parmi les œuvres présentées, les iconiques scènes de vahinés que Paul Gauguin commence à peindre dès 1891, à son arrivée à Tahiti. Entre désir oisif, paradis idyllique, spiritualité envoûtante et couleurs débordantes, l’Eden peint par Paul Gauguin ne répond pas à la question posée dans son chef-d’œuvre D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ?… Ici et maintenant, c’est à Riehen qu’il faut aller, à deux petits pas de Mulhouse.

Paul Gauguin à La Fondation Beyeler, à Riehen (à côté de Bâle). Jusqu’au 28 juin.


Le verre au quotidien

© MuséeLalique/D.Desaleux

© MuséeLalique/D.Desaleux

Le musée Lalique raconte l’incroyable histoire du verre ! Une saga qui a fait naître en Alsace l’une des plus grandes marques du savoir-faire et du luxe français. Cette histoire a incité René Lalique à construire une manufacture en 1921, à Wingen-sur-Moder. A travers des pièces archéologiques mais également des objets d’art, des tableaux, des plans, cette exposition retrace l’épopée Lalique, s’intéressant tant à la question des techniques que des usages et rappelant comment le verre est devenu omniprésent dans notre quotidien.

Le verre au quotidien au Musée Lalique, à Wingen-sur-Moder. Du 24 avril au 1er novembre.


Elsass Tour

© Laurent Montaron

© Laurent Montaron

Le musée Westercamp s’associe aux 30 ans du Fonds régional d’art contemporain d’Alsace en organisant une exposition temporaire dans le cadre de l’Elsass Tour ou la tournée du FRAC sur les routes alsaciennes. Sur le thème de la frontière, une notion qui depuis longtemps nourrit l’histoire de l’art, cette exposition se veut être un dialogue entre les œuvres d’artistes contemporains et les collections du musée. Un musée à découvrir, installé dans une magnifique maison vigneronne au cœur de la cité de Wissembourg.

Elsass Tour au Musée Westercamp de Wissembourg. Du 11 juillet au 20 septembre.


Tristan Tzara, l’homme approximatif

© ADAGP Paris 2014

© ADAGP Paris 2014

Grande première française ! Le Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg présente une exposition inédite consacrée à Tristan Tzara, figure emblématique du mouvement avant-gardiste Dada, véritable touche-à-tout, tour à tour écrivain, poète et essayiste. L’exposition qui lui est consacrée insiste sur cette vie hors norme. Celle d’un homme aux multiples facettes dont les écrits poétiques et les prises de position politiques et théoriques n’ont eu de cesse de nourrir l’esprit de nombreux artistes. A l’image des œuvres de ses amis, Picasso, Arp, Ernst, Picabia, Miro, Man Ray qui intègrent le parcours de cette exposition riche en témoignages de ce que fut le siècle de Tzara, une ébullition permanente au service de l’art.

Tristan Tzara, l’homme approximatif au MAMCS, à Strasbourg. Du 24 septembre au 17 janvier.


Bientôt la liberté nous reviendra, la double fin du camp de Natzweiler

© CERD

© CERD

En 1944, confrontés à l’avance des Alliés, les nazis évacuent le camp de concentration de Natzweiler-Struthof. Les déportés sont transférés pour travailler comme des esclaves au nom de l’effort de guerre. Quand une patrouille de l’armée américaine découvre le camp du Struthof, il est vide. Seules les archives parlent et seront envoyées à Washington. Peu de cas est fait de la découverte du premier camp de concentration de la Seconde guerre mondiale car la guerre continue… Mais à la fin, qui sait que l’histoire du camp principal de Natzweiler continuera de s’écrire jusqu’en 1949 ?

Bientôt la liberté nous reviendra au Centre européen du résistant déporté. Jusqu’au 1er septembre.