Un méga-festival dans le Val de Villé

© Décibulles-Laurent Khram Longvixay
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Au pays du schnaps, on se grise de musique techno, de reggae, de samba et de hip-hop. Ça crache des décibels trois jours et trois nuits dans un festival devenu culte.

« Décibulles ». Le nom du festival est né de l’association de « décibels » et de « bulles » (à cause de la fête de la bière). L’aventure démarre en 1992 dans le Val de Villé quand un groupe de potes décide de promouvoir le bled (Neuve-Eglise) tapi dans la vallée de Villé. Par la musique, ils vont faire parler d’eux. En 2003, le petit festival vient s’installer sur le lieu-dit « Chena », à Hitzelbach, dans un superbe site naturel. Question genre musical, la programmation se diversifie et attire de plus en plus de visiteurs. En 2013, Décibulles souffle ses 20 bougies en accueillant 18 000 festivaliers dans le Val de Villé. Jackpot pour cette manif à ciel ouvert, devenue incontournable dans le paysage musical du Grand-Est. Cette année, quelques têtes d’affiches viendront comme toujours électrifier le public sur place.

  • Les bêtes de scène made in Californie de Cypress Hill serviront à la foule leur « Insane the Brain » (Mental de ouf !), combinaison de hard rock et de pur hip-hop sur fond de beats compulsifs et percus ultra puissantes. Yo !
  • « Salut c’est cool ». Quatre garnements au look de MacGyver déballent une techno vintage 2e degré powerfool qui dément à donf leurs apparences kitsch potache de basse-cour.
  • Hubert-Félix Thiéfaine, précieux, crépusculaire, fera « l’Événement » (c’est le titre de son tube) et viendra présenter son 17e album.
  • Jailli des entrailles du subway new-yorkais, Too Many Zooz, groupe d’ovnis, en fait des tonnes avec une musique tripale baptisée « Brasshouse ». Ça se vit.
  • Flavia Coelho, tatoos d’enfer sur les bras, pour qui les groupies à genoux sur l’herbe vont se damner. Sombre, craquante, pimentée, chant sensuel et torrrrride. La chica « do Brasil » raconte, langoureuse et magnétique, ses racines dans son argot natal. « Mundo Meu », « Mon monde à moi », est son nouvel album. Tout le monde veut en être de ce monde-là.

 

Informations

Tél : 03 88 57 13 55

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Focus

Dreadlocks au vent

Winston Mcanuff, légende du reggae made in Jamaïque, rencontre Fixi, accordéoniste du groupe Java. La combinaison donne un mélange explosif et des titres cultes comme « Garden of Love » le bien nommé. Winston (fumeur ou pas) libère un chant profond et viscéral dans la droite lignée du king Bob Marley. Tiken Jah Fakoly lance un « Dernier appel » (c’est son album) comme symbole par excellence du reggae africain. Ses messages engagés sont une splendide complainte bercée par l’acoustique d’instruments mandingues qui ensorcellent.